Jean Guilda : L’Incroyable Destin du Pionnier du Transformisme au Québec
Plumes, paillettes et glamour : Jean Guilda a régné pendant plus de cinquante ans sur l’univers du spectacle en Amérique du Nord.
Des ruelles de Paris aux projecteurs de la gloire
Né Jean Maurice Guida à Montreuil (France) en 1924, le jeune homme se passionne très tôt pour le monde du spectacle.
C'est en s'inspirant du célèbre film Gilda (1946) avec Rita Hayworth qu'il crée son alter ego de scène, modifiant l'orthographe pour donner naissance à Guilda
Le roi (et la reine) des cabarets montréalais
Dans les années 1950 et 1960, Montréal vit au rythme effréné des cabarets.
Ce qui le distingue des autres ? Guilda refuse d’être une simple caricature. Sur scène, il chante en direct et incarne les plus grandes divas de l'époque avec une précision millimétrée
Marlene Dietrich
Édith Piaf
Marilyn Monroe
Barbra Streisand
Le saviez-vous ? En avril 1965, Guilda réalise un exploit historique en présentant son spectacle à guichets fermés à la prestigieuse Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, un lieu jusqu'alors réservé aux plus grandes vedettes internationales.
Il brise ainsi les tabous et fait entrer le transformisme dans l’élite culturelle.
Une icône de la télévision et du grand écran
L'immense succès de Guilda ne s'arrête pas aux portes des cabarets. L'artiste devient une figure familière des foyers québécois grâce à ses apparitions régulières dans les émissions de variétés de Radio-Canada.
Derrière le maquillage : la dualité d'une vie
Si Guilda brille sous les projecteurs, la vie privée de Jean Guida est complexe et fascinante.
Après une dernière révérence sur scène au Théâtre National en 2004 pour célébrer ses 80 ans, l'artiste s'éteint à Montréal le 27 juin 2012 à l'âge de 88 ans.
L'héritage vivant de Guilda
Aujourd'hui, Jean Guilda est reconnu comme le père spirituel de la scène drag moderne au Québec.

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