Sofiane Pamart s’est confié dans « l’interview émotions » de ELLE, à l’occasion de la sortie de son quatrième album studio, « Movie », ce vendredi 17 avril 2026.
Sofiane Pamart fait son retour ce printemps avec « Movie ». Pour réaliser ce quatrième album studio, disponible vendredi 17 avril, plus de deux ans après la sortie de son opus « Noche », le compositeur de 35 ans s’est entouré de Sia, de J Balvin, et de l’orchestre philharmonique de Prague.
Un projet qui donne un avant-goût de son concert historique au Stade de France – le premier pour un pianiste – prévu dans un an. Une trajectoire singulière, nourrie en partie par son éducation et une transmission transgénérationnelle profondément ancrée.
L’interview émotions de Sofiane Pamart en vidéo
Sofiane Pamart, un pianiste rebelle ?
Sofiane Pamart : « La discipline, ça forge le mental »
Dans « l’interview émotions » accordée à ELLE, Sofiane Pamart évoque les qualités héritées de sa mère et de son grand-père, façonnées par leurs parcours de vie. « Ma famille, de manière générale, m'a transmis beaucoup de confiance en moi. (…) Mon grand-père, qui a immigré du Maroc pour pouvoir arriver en France et travailler en tant que mineur. Ensuite, ma mère, par beaucoup de travail, est devenue professeure de lettres. Et ensuite, nous, les trois enfants, on a réussi à accomplir chacun quelque chose d'assez important dans nos domaines. Pour moi, c'est important de se souvenir que derrière une forme de succès, il y a forcément beaucoup de sacrifices », confie-t-il.
Sofiane Pamart revient également sur la façon dont sa mère lui a enseigné la valeur de la discipline : « Ma mère, petite, elle était impressionnée par le conservatoire. Elle en rêvait, et finalement, elle y a mis ses trois enfants. Les cours de solfège, parfois, je ne tenais tellement pas en place qu'on me mettait dehors, je pouvais passer une partie de la séance en face de la porte. Et ma mère me disait qu'elle m'attendait en face de la porte. Donc, ça veut dire que si jamais je me faisais sortir de la classe, j'allais tomber sur elle. Et ça, c'est une des techniques qui m'a bien canalisé quand même. La discipline, ça forge le mental, ça permet de développer des compétences, peu importe dans ce qu'on choisit », déclare-t-il, avant de nuancer : « La discipline, ce n’est pas une fin en soi. C’est pour atteindre un objectif. Le but, c'est d'avoir des armes pour après les utiliser avec un message. »
Sofiane Pamart s’exprime également sur sa singularité en tant qu’artiste : « Quand on veut résumer et dire que je suis un pianiste rebelle, oui, je le suis parce que je ne suis pas un pianiste qui se comporte comme les autres pianistes tels qu'on l’imagine. Mais qu'est-ce que c'est qu'un pianiste ? Pourquoi un pianiste devrait se comporter d'une manière plutôt que d'une autre ? Je ne suis pas rebelle gratuitement. Je suis rebelle quand j'ai vraiment une idée derrière la tête et que je pense qu'il y a des choses qui doivent changer. »
Sofiane Pamart évoque sa faculté à dépasser ses blocages : « On appréhende les situations dans lesquelles on n'a pas été confronté au moins une fois. Et une fois qu'on a été confronté, on commence à s'habituer – à ma première interview, ma première audition, la première fois que je tombe amoureux, explique-t-il. Avoir le courage d'y aller malgré la peur, c'est ce qui fait la richesse de l'homme, je pense. En fait, c'est d'y aller coûte que coûte. Parce que sans peur, il n'y a pas de courage. » Et d’ajouter : « Je crois que je suis assez bon dans ma capacité à me mettre dans une situation où je suis un peu vulnérable. Parce que j'ai compris que c'est en faisant ça que j'apprenais le plus vite. En acceptant de se mettre un peu vulnérable, on ouvre aussi une possibilité d’être heureux. »
En fin d’interview, Sofiane Pamart évoque son amour pour le cinéma et le sport. « Une de mes manières façon de m'évader, c'est de regarder des films. Le cinéma permet de vivre une autre expérience que celle de notre vie et de stimuler l'imaginaire. Ça passe aussi par des rencontres avec d'autres personnes qui vivent la même vie que moi, mais dans d'autres disciplines. » Et de poursuivre : « Je m'entends très bien avec beaucoup d'athlètes. Et ce que j'aime avec eux, c'est qu'on parle de performance, de responsabilité, d'hygiène de vie, de tout ce qui est implicite derrière des carrières qui sont très demandeuses. Quand on en discute ensemble, ça me fait vraiment du bien. On se parle d'autre chose que de la musique, mais en même temps, je me nourris de choses qui vont pouvoir me servir. »

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