Né à Tunis en 1952, Michel Boujenah a récemment évoqué un souvenir intime et douloureux lié à un retour sur les terres de son enfance. Un voyage chargé d’émotion, qu’il regrette aujourd’hui profondément.
Acteur, humoriste et réalisateur incontournable, Michel Boujenah n’a plus rien à prouver. À 73 ans, celui qui a marqué toute une génération, notamment aux côtés de André Dussollier et Roland Giraud dans Trois Hommes et un couffin, se fait désormais plus rare à la télévision.
Des émissions devenues « inenvisageables »
Invité récemment dans l’émission Buzz TV, l’artiste a exprimé sans détour son désintérêt pour certains formats populaires. Hors de question pour lui de participer à des programmes comme Mask Singer ou Fort Boyard.
« Même pas en rêve. Vous êtes fous ou quoi ? », a-t-il lancé, provoquant de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux.
Le choc du retour à la maison de son enfance
Mais ce sont surtout ses confidences sur un retour en Tunisie qui ont marqué les esprits. Lors d’une interview accordée à RFM, au micro de Bernard Montiel, Michel Boujenah est revenu sur une expérience qu’il aurait préféré ne jamais vivre.
« La dernière fois que je suis allé en Tunisie, c’était pour tourner un film. J’avais une matinée de libre, alors je suis allé voir ma maison de Tunis. Ça a été terrible. Jamais je n’aurais dû y aller. Il ne faut pas toucher aux souvenirs », a-t-il confié avec émotion.
« J’ai décidé d’effacer ce que j’ai vu de ma tête »
Le choc a été brutal. Revenir, plus de soixante ans plus tard, dans un lieu quitté à l’âge de 11 ans s’est révélé profondément perturbant.
« Tu quittes un endroit quand tu as onze ans et tu y reviens à 72… crois-moi, ça a changé. C’est sacrément violent », a-t-il expliqué avant d’ajouter :
« J’ai décidé d’effacer ce que j’ai vu de ma tête. Ce n’était plus chez moi. »
Un départ vécu comme un arrachement
Déjà en 2023, sur le plateau de France 2, Michel Boujenah avait raconté combien son départ de Tunisie avait été douloureux.
« Je ne voulais pas quitter la Tunisie. J’ai cassé toutes les fenêtres de la rue avec mon lance-pierre. J’ai arrêté de manger, de dormir… je me suis rendu malade », avait-il révélé.
Longtemps, l’artiste a nourri une incompréhension profonde envers ses parents. « Mon père, on lui a dit un jour : “Pour certains, en ce moment, tu es plus juif que Tunisien.” Je lui en voulais terriblement », a-t-il confié, livrant des souvenirs aussi intimes que bouleversants.
Des révélations sincères qui éclairent une facette plus personnelle de l’homme derrière l’artiste.

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